Quand j’ai voulu être fleuriste, je réalisais un rêve de petite fille.
J’aime cette approche de la nature, créer quelque chose avec mes mains, voir les fleurs et les feuillages devenir une création unique à chaque fois.
Seulement, on oublie le métier de commerçant.
Je connaissais les contraintes d’heures, la fatigue mais loin de m’imaginer que je n’en vivrais pas.
Par honnêteté, je préviligie la qualité et les prix les plus justes.
Je me suis investie dans la création florale, dans le service rendu à mes clients ce qui ne m’a pas permi de développer mon magasin.
J’aurai peut être du le faire plus tôt dans ma vie mais j’avais d’autres préoccupations, d’autres envies.
Et je suis tombée dans ces années noires de crise financière et économiques.
Quand on se forme en qualité d’adulte avec le but d’ouvrir sa « petite » boutique, en aucun cas les formateurs ne nous parlent de la difficulté du petit commerce, de la façon de gérer pour pouvoir s’en sortir dignement.
On nous parle chiffres, tableau de financement, prêt à obtenir ou bien belle aventure, courage, tu verras c’est formidable et la tête dans le guidon et dans les rêves, on y croit.
En aucun cas, ces anciens fleuristes de la formation ne nous ont racontés leurs échecs ou du moins leurs difficultés.
Or , rien n’est plus difficile que de gérer un commerce en arrivant dans le « tard » et « en plus d’exercer un nouveau métier.